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MANIFESTE DU FRONT NATIONAL Madame, Notre manifeste n’est pas écrit dans l’intention de
citer et de passer en revue, pour les juger, toutes les chartes et lois
existantes, ainsi que les très nombreux droits et devoirs du citoyen.
Dans le texte qui suit, nous indiquons: qui nous sommes;
quelques libertés en péril; notre position par rapport aux
institutions de notre pays et aux ministères d’autorité de l’Etat;
nos propositions concernant la famille, la nationalité et les étrangers;
nos principales orientations en matière d’enseignement et de
politique culturelle, économique, environnementale, sociale et de santé;
notre conception des relations internationales et de l’aide au développement. Par définition, un manifeste n’est jamais long. Le nôtre
contient essentiellement des lignes directrices et, sur quelques points
seulement, des exigences très précises. Comme d’usage dans ce genre d’écrit politique, notre
manifeste ne comprend pas d’estimation budgétaire des mesures proposées. Ce manifeste inspirera les votes de nos représentants dans
les assemblées politiques et la rédaction de nos programmes électoraux. Bonne lecture! SOMMAIRE :
SANTE, SECURITE SOCIALE, LUTTE CONTRE LA PAUVRETE
INTRODUCTION Identité La
richesse de l’Europe, c’est la multiplicité de ses foyers de
culture. Au
cours de la très longue histoire du Vieux Continent, les populations de
notre pays ont progressivement développé une identité belge commune,
particulièrement depuis 1830, date à partir de laquelle, réunies dans
un Etat, la Belgique, elles ont vécu un même destin et formé une
Patrie. Incontestablement,
ces populations sont différentes. Elles ont chacune une identité
distincte et marquée: au sud, wallonne; au centre, bruxelloise; au
nord, flamande; à l’est, allemande. Celles-ci ne constituent pas des
sous-identités, bien au contraire. Nous,
hommes et femmes, qui appartenons à une même patrie, nous partageons
des us et coutumes fort semblables, un mode de pensée très proche et
les mêmes valeurs essentielles. Nous
avons, en héritage commun, les cultures gréco-latine et germanique.
Nous nous reconnaissons dans les valeurs de spiritualité, d’humanité
et de solidarité de la civilisation chrétienne, ainsi que dans les
lumières de la raison et de la science. Nous refusons les idées
obscures et les pratiques rétrogrades qui affaiblissent notre identité
et nous combattrons toute culture, religion, philosophie ou doctrine
politique qui n’établit pas que la femme est l’égale de l’homme,
qui déclasse certaines catégories humaines, qui appelle à la
destruction de nos valeurs et à l’affrontement guerrier contre nos
populations et qui ne reconnaît pas la séparation de l’Eglise et de
l’Etat. Populisme Force
est de constater qu’en Wallonie et à Bruxelles, depuis plusieurs décades,
un grand nombre de politiciens, qualifiés d’élites et regroupés
dans plusieurs partis autoproclamés démocratiques, gouvernent en
fonction d’intérêts personnels, de lobbies ou de classes particulières
et à l’inverse des aspirations de la population. Les preuves de l’échec
des politiques menées par ces prétendues élites sont patentes, ainsi:
un chômage très élevé et endémique, une insécurité générale,
une immigration incontrôlée et une intégration ratée, une faiblesse
insigne de l’enseignement,... Il
s’agit d’échecs indiscutables qui auraient pu être largement évités
en menant des politiques radicalement différentes comme dans d’autres
pays voisins qui ont réussi là où nos «élites» et leurs partis prétendument
« populaires » ont lamentablement échoué. Compte
tenu de l’espacement des scrutins électoraux et de l’emprise des
partis de pouvoir sur les médias, le seul moyen de réagir rapidement
à disposition des citoyens est d’exiger, à tous les niveaux de
pouvoir, l’instauration du référendum d’initiative populaire à
pouvoir décisionnel. Une démocratie véritable reposera nécessairement sur le système
de la représentation proportionnelle, seule manière pour les
gouvernants d’entendre la diversité d’opinion de la population et
pour le régime d’évoluer en permettant le renouvellement régulier
et harmonieux des formations politiques. Le populisme est un mouvement politique qui s’adresse directement
au peuple. Ce mouvement est animé par des hommes et des femmes issus
directement du peuple et qui, avant de passer à l’action politique,
n’appartenaient à aucun réseau «traditionnel», à aucun parti en
place ou qui les ont quittés en raison du mépris que ces formations éprouvent
pour la volonté populaire et à cause du népotisme et du clientélisme
qu’elles affichent. Le populisme, c’est la spontanéité populaire, enracinée dans
la réalité quotidienne, mise en oeuvre dans le cadre de la réflexion
et de l’action politique. Seul un populisme offensif est de nature à répondre aux dérives
et aux dangers qui dégradent l’identité et les valeurs de nos
compatriotes et qui détériorent leur bien-être. Patriotisme
et nationalisme Le
sort des nations est librement déterminé par les populations, qui
peuvent en modifier leurs structures et leur géographie politique. L’Etat-Nation
constitue l’organisation politique de référence. Mais, dans son
organisation, l’Etat moderne doit tenir compte des aspirations
particulières des populations et de leurs spécificités régionales,
en premier lieu sur le plan culturel. L’Etat pourra s’associer avec d’autres Etats pour mieux réaliser
des objectifs communs, tout en s’organisant pour défendre les intérêts
de ses nationaux et en se réservant les matières essentielles à sa pérennité
et à son développement, ainsi que le droit de rompre les accords et
traités dans lesquels il s’est engagé et de quitter les institutions
internationales dont il fait partie. En Belgique francophone, les nationalistes de droite défendent
loyalement, avec conviction et de manière désintéressée, les intérêts
de leur peuple. Ils réagissent lorsque l’Etat-Nation abandonne des
responsabilités essentielles. Ils luttent contre les influences étrangères
quand elles sont néfastes, l’immigration de peuplement et les
communautarismes importés diviseurs. Les
nationalistes de droite sont légitimistes et veulent un Etat fort. Ils veulent que l’appareil de l’Etat soit neutre et performant.
Ils veulent avant tout que le peuple se réapproprie l’Etat. Ils sont
convaincus que le monde politique, les syndicats politisés,
l’administration et les médias (en particulier, francophones)
constituent des féodalités qui ne fonctionnent pratiquement plus que
sur base de leurs propres règles internes, échappant ainsi à tout réel
contrôle de la population. Les nationalistes de «droite nationale» sont radicaux dans le
sens où leur programme ne souffre aucun compromis sur l’essentiel,
c'est-à-dire sur les valeurs. Ils sont identitaires parce qu’ils sont
enracinés biologiquement et culturellement.
Ils sont «solidaristes» car ils veulent une patrie solidaire et non
antagoniste (solidarité entre classes plutôt que lutte des classes). A
propos des nationalistes, il est courant de lire ou d’entendre
qu’ils veulent faire la synthèse de la droite et de la gauche. Il ne
faut pas comprendre, par là, qu’ils cherchent à dégager une troisième
voie, une direction moyenne, un compromis. Mais,
il s’agit pour eux de prendre en compte ce qu’il peut y avoir
d’efficace dans chaque système ou de juste dans chaque point de vue,
de l’extraire du champ politique de primat actuel de l’idéologie égalitaire,
complètement relativiste, et de l’inscrire dans le cadre du droit
naturel, de leurs valeurs et des références à la civilisation européenne.
De cette manière, les nationalistes proposent à nos contemporains de dépasser
la condition d’assujettis à des régimes et à des systèmes épars
et changeants. Dans
le cadre de cette synthèse et de ce dépassement, prétendre que les
nationalistes ne sont «ni de droite ni de gauche» n’a aucun sens
puisque leur démarche d’emprunts à droite et à gauche vise à réaliser
des objectifs identitaires, de liberté et de solidarité qui relèvent
manifestement de valeurs classiquement attribuées à droite. Alliance
des populistes et des nationalismes Les
populistes sont, par affinité, les alliés naturels des nationalistes
parce que ceux-ci sont complètement identifiés à leur peuple et
qu’ils font la même analyse et les mêmes constats par rapport à
notre société et son évolution. Ajoutons
qu’il n’y a aucune incompatibilité ou contradiction entre le
populisme et le nationalisme. Il est parfaitement possible et même
logique de se revendiquer des deux courants. C’est
dans cette logique et dans un même esprit patriotique que les
populistes et les nationalistes se sont alliés au sein du Front
National. Ensemble,
au sein d’une même formation politique rénovée, populistes et
nationalistes proposent aux électeurs d’indiquer, en votant pour
leurs candidats, leur volonté de changement. Ce vote, qualifié de «protestataire»
par les partis traditionnels autoproclamés démocratiques, est en fait
un vote d’influence. En effet, s’il n’existait pas, les dirigeants
politiques continueraient à gouverner à l’inverse des intérêts de
la population. L’expérience
des pays voisins, en limitant simplement notre observation aux scrutins
de 2007 (Suisse, Danemark, France), montre que l’existence de partis
populistes et nationalistes forts et importants est de nature à
influencer la politique, soit qu’ils exercent directement cette
influence, soit que d’autres partis récupèrent leurs programmes pour
assurer leur succès. QUELQUES LIBERTES FONDAMENTALES Liberté
d’expression En
Wallonie et à Bruxelles, la liberté d’expression et d’information
est gravement compromise par: 1)
un régime de subventions à la presse écrite qui lie les éditeurs
et les journalistes aux politiciens en place. Nous exigeons la
suppression de ce régime; 2)
l’existence d’organes de radio-télévision directement ou
indirectement dans les mains des pouvoirs publics. Nous supprimerons ou
privatiserons ces organismes; 3)
l’exercice d’un chantage perpétuel des pouvoirs publics
sur les organismes de radio-télévision par le biais de décisions
politiques concernant les attributions de fréquences et de canaux. Nous
organiserons la dépolitisation de cette autorité en la soumettant à
un jury de citoyens. La
liberté d’expression est aussi gravement compromise par des
dispositions légales, des structures administratives et certaines
subventions. En
premier la Loi Moureaux: nous considérons que l’arsenal juridique
classique a toujours été suffisant pour réprimer les atteintes à
l’honneur ou les insultes graves. Cette loi, sous prétexte de lutte
contre le racisme et la xénophobie, est conçue et utilisée par les
partis traditionnels comme bras armé judiciaire dans leur combat contre
les formations politiques qui les dérangent. Nous nous prononçons
clairement pour l’abrogation de la loi. Deuxièmement,
nous constatons que le Centre pour l’égalité des chances, organisme
fédéral fondé pour aider les personnes victimes de discrimination,
s’est transformé, grâce à son privilège judiciaire, en officine de
soutien aux communautarismes importés de toutes espèces et de défense
de l’islam. En conséquence, nous exigeons sa dissolution. Troisièmement,
il est maintenant très clair que des associations qui prétendent
lutter contre le racisme et la xénophobie, ainsi le MRAX, sont engagées
dans la promotion d’un communautarisme destructeur du lien social.
Sous diverses apparences et sous prétexte de démocratie, ces
associations participent au combat mené par les partis traditionnels en
vue d’empêcher les partis populistes et nationalistes de s’exprimer
en toute liberté sur des sujets majeurs comme l’immigration. Nous
considérons que, par le biais des subventions accordées à ces
associations, les partis traditionnels détournent le financement public
dans le but de museler une sensibilité politique dangereuse pour eux-mêmes.
Nous exigeons qu’il soit mis fin à ce financement. Liberté
religieuse Nous
considérions que la religion et les convictions philosophiques relèvent
principalement de la vie privée. Cependant, nous acceptons le système
en vigueur dans notre pays qui organise la subvention des cultes et de
la laïcité, ainsi que la prise en charge par
les pouvoirs publics des traitements de leurs ministres
et conseillers. Pour mémoire, ce régime provient de l’équilibre trouvé, il y
a plus de deux siècles, entre l’Eglise catholique et l’Etat qui ont
conclu un traité (Concordat) inscrit dans notre histoire, ainsi que
d’avantages accordés par l’Etat, en diverses occasions, aux
protestants, aux anglicans, aux israélites et à la laïcité organisée. Nous respectons ce régime. Par contre, nous estimons qu’il convient de revenir, dans les
plus brefs délais, sur le financement par les deniers publics du culte
musulman et sur l’organisation de l’enseignement de l’islam dans
les écoles officielles. En effet, le Coran est truffé
d’enseignements outrageusement sexistes, scandaleusement inégalitaires
et guerriers. Ces enseignements inadmissibles sont confortés,
lorsqu’ils sont comparés à des citations traitant plus humainement
des mêmes sujets, par un précepte de portée générale qui impose aux
musulmans de suivre l’interprétation la plus dure. Notre résolution de revenir sur le financement de l’islam est
d’autant plus ferme que la réciprocité en faveur des autres cultes
n’existe pas en terre d’islam et que, plus radicalement, dans la
plupart des Etats où l’islam est dominant, il n’y a aucune liberté
d’afficher et de pratiquer d’autres religions que l’islam. Afin de préserver le caractère laïc du mariage civil, nous
exigeons l’abolition immédiate des dispositions légales et
administratives qui imposent de ne pas célébrer en Belgique le mariage
d’une personne étrangère qui n’est pas autorisée à convoler pour
l’un ou l’autre motif religieux indiqué dans le certificat de
coutume qu’elle est tenue de présenter au bourgmestre ou à
l’officier d’état civil. Dans le même esprit de laïcité et en application de la législation,
nous exigeons que la mention «répudiée» disparaisse effectivement de
tous nos documents administratifs et que les victimes de cette
lamentable inscription soient traitées comme femmes séparées ou
divorcées, selon les circonstances. La religion et les convictions philosophiques relevant
principalement de la vie privée, nous considérons que les signes
ostentatoires d’appartenance à une
religion, à une secte ou à un courant philosophique doivent être
interdits dans la fonction publique au sens large, dans les milieux
scolaires et universitaires. Cette interdiction ne vise par les
ministres des cultes, les religieux et personnes assimilées. Liberté de religion et liberté d’expression sont intimement liées
; les uns ont loisir de pratiquer et de prêcher leur religion, les
autres de la critiquer et de s’en moquer. Liberté
d’association La liberté d’association, comme la liberté d’expression, sont
des libertés fondamentales inscrites dans la constitution. Nous considérons
qu’elle ne souffre aucune exception. La liberté syndicale relève de la liberté d’association et
nous estimons que les conditions de reconnaissance de nouveaux syndicats
doivent être grandement assouplies afin d’assurer une meilleure représentation des
travailleurs et mettre fin au monopole
des syndicats traditionnels politisés. Droit
de grève : ce droit ne peut être limité que par la nécessité de
maintenir en activité des services qui ne peuvent pas souffrir
d’interruption (sécurité publique, services d’incendie, protection
civile, santé, minimum de transport,…) et d’assurer les fournitures
essentielles (ravitaillement alimentaire et énergétique,…) afin que
la population ne soit pas prise en otage pour la défense de quelques
intérêts particuliers. En
tout état de cause, les autorités publiques doivent également
s’organiser pour faire respecter le droit des salariés de ne pas
faire grève en recourrant à la force publique si nécessaire. Le
droit de grève ne s’exercera qu’en ultime recours, après épuisement
de toutes les modalités de dialogue et dans le strict respect des procédures
de préavis. En outre, dans un contexte de concurrence économique
impitoyable et dans l’espoir d’améliorer la communication entre
partenaires sociaux et l’information du public, nous prônons le développement
de modes de protestation et de revendication moins radicaux et
paralysants, ainsi: le port d’insignes et de brassards, le débat
social public contradictoire télévisé. Si
la liberté d’association doit être garantie, nous dénonçons le
fait que les syndicats belges soient exemptés de toute personnalité
juridique alors qu’ils gèrent, sans le moindre contrôle officiel, de
très importants fonds publics destinés au payement des allocations de
chômage. (Il s’agit d’une particularité belge, extrêmement rare
dans le monde syndical.) De plus, comme dans de nombreux Etats démocratiques,
nous estimons qu’ils doivent pouvoir répondre civilement devant les
tribunaux des atteintes aux personnes physiques et des destructions
diverses causées par leurs adhérents à l’occasion de manifestations
et d’actions qu’ils encadrent. INSTITUTIONS ET MINISTERES D’AUTORITE Les
institutions du pays En vue de renforcer la démocratie et de rendre le pouvoir au
peuple, notre première exigence est l’instauration du referendum et
de la consultation d’initiative populaire et à caractère décisionnel,
à tous les niveaux de pouvoir. Dans le même esprit, nous prônons l’élection directe du
Bourgmestre. D’un côté, le développement du pouvoir régional et de la
Communauté et, de l’autre côté, une vie communale active et bien
organisée doivent logiquement entraîner la suppression des provinces
comme entités politiques. Notre loyauté fédérale a toujours été sans faille. Le souci de
la pérennité de l’essentiel de nos institutions et de leur nouvelle
efficacité nous impose d’accepter et de proposer une réforme
fondamentale de celles-ci. Comme proposé par nos députés wallons et communautaires depuis
plusieurs années, nous nous prononçons pour la fusion Communauté française
– Régions ; les régions wallonne et bruxelloise doivent recevoir les
compétences de la Communauté française sur leur territoire. Nous acceptons sans crainte de nouvelles et importantes compétences
et responsabilités pour la Région. Bruxelles, doit constituer une région quasiment à part entière.
Son statut de capitale fédérale et européenne impose au pouvoir fédéral:
Pour dépolitiser les administrations publiques de tous genres et
de tous niveaux, nous renforcerons les règles qui permettent de procéder
à des recrutements et des promotions objectifs. Nous remplacerons
divers organismes administratifs de haute direction par des jurys recrutés
sur une base générale (comme les jurys des cours d’assises) ou spécialisée
(matières très techniques). Sécurité Jusqu’à établissement d’un haut niveau de sécurité, nous
estimons qu’il est indispensable d’augmenter les effectifs policiers
(agents et collaborateurs administratifs) afin de renforcer la présence
des forces de l’ordre sur le terrain (quartiers, transports en commun,
écoles,…) et de rétablir le respect de la loi dans les zones de
non-droit qui sont de plus en plus nombreuses. Il convient également de
décharger les policiers des tâches administratives en les confiant à
des collaborateurs administratifs et de développer la construction de
logements pour policiers là où les loyers sont trop onéreux par
rapport à leurs rémunérations. Au sein de l’appareil policier renforcé, il est urgent
d’augmenter sensiblement les effectifs consacrés à la lutte contre
les trafics d’êtres humains, la drogue, les maffias, les bandes, la
criminalité en col blanc et informatique, ainsi que contre l’économie
souterraine. Il ne suffit pas d’augmenter l’effectif policier, il convient
également de renforcer l’armement des agents et les moyens matériels
mis à leur disposition, ainsi que les systèmes techniques de
surveillance des lieux publics. Dans l’exercice de leur fonction, les policiers impliqués dans
des échanges violents bénéficieront d’une présomption de légitime
défense. Il convient également de mettre immédiatement en chantier de
nouveaux établissements pénitentiaires afin d’augmenter de 50% la
capacité carcérale, en partenariat financier avec le privé pour
gagner du temps et en ayant soin de recruter et de former des agents pénitentiaires
en nombre suffisant. Corrélativement, un effort de la même importance devra être
accompli en matière de centres fermés pour jeunes. L’objectif
poursuivi est de ne plus admettre la non-incarcération de délinquants
dangereux par manque de locaux et de moyens, situation qui décourage
magistrats et policiers et qui alimente la méfiance des citoyens et le
discrédit des autorités. Cet important programme permettra de remédier
à la surpopulation dans les établissements pénitentiaires et d’améliorer
la vie carcérale. Les autorités publiques encourageront les particuliers et les
entreprises à investir dans le matériel de protection et de
surveillance au moyen d’incitants fiscaux divers. La charge fiscale et
sociale des employeurs de personnel de sécurité sera réduite. Les autorités publiques n’hésiteront pas à encourager la création
et le fonctionnement de «réseaux d’information de quartier»
(groupements d’habitants qui s’organisent pour surveiller leur
quartier en liaison avec la police). Justice L’arriéré judiciaire confine au déni de justice. Nous
remplirons les cadres judiciaires, les augmenterons là où c’est nécessaire
et les diminuerons là où ils apparaîtront trop nombreux. Nous améliorerons
les moyens matériels mis à la disposition des magistrats et du
personnel judiciaire. L’instauration du Conseil supérieur n’a pas freiné la
politisation de la magistrature, au contraire. Il sera supprimé. Les
magistrats du siège seront nommés par des jurys désignés pour cinq
ans. La fonction de juge exigeant un bon niveau d’expérience humaine
et judiciaire, les candidats à une nomination de magistrats du siège
devront avoir quinze années d’ancienneté comme avocat. Les magistrats devront signaler leur appartenance à des
associations belges ou étrangères dont les membres ou sympathisants ne
s’affichent pas en public. L’institution du jury populaire sera maintenue. Un appel des décisions
des cours d’assises sera organisé devant une juridiction comprenant
un jury populaire. Les délits de presse et politiques seront à
nouveau, sans exception et effectivement, confiés à la cour
d’assises. Nous réformerons la procédure pénale de manière que les
flagrants délits puissent être jugés rapidement. L’âge de la majorité pénale sera abaissé à 15 ans. En
dessous et à partir de 12 ans, le juge de la jeunesse pourra prononcer
des peines. Exemples: des interdictions appropriées, des travaux
d’intérêt général,… Détention préventive : les prisons regorgent de détenus qui, en
cas de condamnation, bénéficieront de la suspension du prononcé, du
sursis ou d’une peine de travaux d’intérêts généraux.
L’enfermement en maison d’arrêt sera réservé aux individus
vraiment dangereux. Les personnes, qui doivent être isolées uniquement pour les
besoins de l’instruction, seront placées dans des maisons où les
moyens de communication seront contrôlés. Elles s’engageront à ne
pas fuir. Contrevenir à cet engagement constituera une infraction pénale
punie d’emprisonnement et, évidemment, entraînera recherche, capture
et détention préventive immédiate. Nous enrayerons la pratique de lenteur systématique dans
l’instruction des affaires pénales impliquant des personnalités
politiques et des hommes d’affaires importants en prenant des
dispositions en matière de procédure et en renforçant le personnel d’enquête. Nous abolirons le privilège de juridiction des magistrats, des
gouverneurs de province et des officiers généraux. Nous abolirons la loi qui organise la majoration des indemnités de
procédure. En effet, nous considérons que ce nouveau système rendra
encore plus onéreux le service de la justice pour les personnes à
revenus modestes qui ne peuvent pas bénéficier du pro deo, ainsi que
pour les petites sociétés et les associations. Peine de mort: cette question a toujours été traitée loin du
peuple; nous proposons qu’elle soit réexaminée et soumise à
referendum. Légitime défense: nous prônons l’élargissement de sa définition
de telle manière qu’elle s’applique également en cas de protection
des biens de la personne. Armée L’expérience des conflits et l’évolution de la stratégie et
des systèmes d’armement imposent qu’une partie importante de notre
armée soit intégrée dans une puissante alliance militaire. Idéalement,
il devrait s’agir d’une force européenne, apte à assurer seule la
défense des territoires des Etats de l’Union. La
participation à une alliance militaire permet, par la mise en commun
des moyens, de se renforcer et d’assurer une sécurité militaire plus
efficace. Mais, cette collectivisation de l’effort de défense ne peut
en aucun cas justifier, de notre part, un sous-armement, un défaut
d’effectifs et d’entraînement, ainsi que la transformation de la
force armée en troupes de boy-scouts. Les
forces consacrées à la sécurité intérieure seront entraînées et
équipées pour la lutte antiterroriste, le renfort policier en cas de
crise grave du maintien de l’ordre (demandes de gouverneurs, de
bourgmestres,..), ainsi que préparées au combat de rue. L’armée
de métier sera organisée de telle sorte qu’elle constitue un passage
obligé pour des jeunes éléments désirant servir dans la fonction
publique. De la même manière, les militaires en fin d’engagement
professionnel pourront être reconvertis dans divers organismes publics. Nous
instaurerons une Formation Nationale obligatoire des jeunes gens et des
jeunes filles d’une durée de six semaines, organisée par l’armée
en vue de leur donner, dans un cadre de mixité sociale, la formation
militaire et civique de base. Nous
créerons des unités militaires spéciales dans lesquelles des jeunes
volontaires pourront servir pour des périodes inférieures aux
engagements professionnels et d’autres jeunes, absolument désireux de
s’amender, pourront servir en remplacement de diverses condamnations
judiciaires. FAMILLES, CITOYENS ET RESIDENTS Famille La
famille (père, mère, enfants) est la cellule de base de la société.
Les pouvoirs publics se doivent de la reconnaître et de la soutenir, de
même qu’ils assisteront les parents et les enfants victimes des séparations
et des mésaventures parentales. Nous
dénonçons la polygamie de fait et de droit qui s’installe dans notre
société. Celle-ci
doit être poursuivie strictement et pénalement. Nous
instaurerons la répression pénale des mariages forcés et faciliterons
leur annulation, en même temps que nous organiserons l’écoute (un
numéro national d’appel téléphonique SOS,…) et le refuge des
victimes mariées ou menacées. En
commençant par le mariage, la famille est constamment dévalorisée par
les pouvoirs publics qui n’arrêtent pas de célébrer et d’y
assimiler d’autres états de vie, sans doute respectables, mais sans
utilité démographique. A ce titre, il est contre-indiqué que les
pouvoirs publics fassent l’éloge, la promotion et la publicité de
ces états, introduisant, par là, dans l’esprit du citoyen, le doute
sur le caractère naturel et civique de l’union hétérosexuelle, de
l’oeuvre de procréation et d’éducation. Jusqu’à
nouvel ordre, c’est la femme qui met au monde les enfants et qui les
allaite. C’est pourquoi, nous considérons que, contrairement aux
formations politiques qui confondent les genres, il n’y a pas lieu
d’allonger la durée du congé paternel accordé au moment de la
naissance qui nous semble suffisante. Par
contre, nous réformerons le système de congé maternel. En effet, nous
assistons à la généralisation d’une première maternité de plus en
plus retardée. Ce
comportement, qui est le plus souvent justifié par le désir de
perturber le moins possible la carrière professionnelle de la femme,
est détestable sur le plan démographique, en même temps qu’il
n’est pas recommandable sur le plan médical. Aussi, nous introduirons
pour les jeunes femmes de 20 à 35 ans, engagées dans la vie
professionnelle, un régime (à charge des pouvoirs publics et/ou de la
sécurité sociale, avec prolongement de l’assurance maladie-invalidité
et des droits à la retraite) de maintien de 80% de leur rémunération
(avec plafond de 2.000 € nets) durant un congé maternel de 18 mois,
ainsi que des garanties de reprise de leur carrière professionnelle ou
d’aide très importante à leur reconversion. Pour les autres femmes,
le régime de congé de maternité en vigueur sera maintenu et amélioré. Les
allocations familiales seront augmentées. Elles seront supprimées pour
les enfants vivant à l’étranger, à l’exception de ceux qui
effectuent des séjours de longue durée consacrés à des stages et à
des études. Les
pouvoirs publics encourageront vigoureusement le développement des crèches,
ainsi que les formules d’accueil et de garde jusqu’à ce que
l’offre rejoigne très rapidement la demande. Les
déductions fiscales pour enfants à charge seront augmentées.
L’achat, la construction, la transformation de maisons et
d’appartements de trois chambres et plus
seront encouragés par des réductions du droit d’enregistrement, de
la TVA et des diverses autres taxes
immobilières. Nationalité La nationalité belge doit découler principalement de la
filiation. Pour le reste, il y a lieu d’abolir son acquisition
automatique. En conséquence, son acquisition fera toujours l’objet,
selon la situation parentale, le lieu de naissance, la résidence ou le
désir de devenir belge, de formalités d’option judiciaire ou de
naturalisation parlementaire. La nationalité belge ne sera accordée que si la personne qui la
demande satisfait à des conditions d’ancienneté de résidence et à
des tests de connaissance de l’une de nos trois langues nationales, de
nos moeurs et coutumes. Des mesures temporaires de contrôle d’intégration,
qui pourront conduire à l’annulation de l’option ou de la
naturalisation, seront imposées. Les citoyens belges jouissant d’une double nationalité seront
appelés à choisir l’une ou l’autre. A défaut de choix, les
tribunaux leur appliqueront les lois belges en matière d’état civil
et de législation de la famille. Immigration
extra-européenne et regroupement familial A parti de 1974, la loi belge est conçue et libellée en vue
d’arrêter l’immigration. Mais, les autorités détournent la législation de trois manières,
en: 1)
élargissant pour toutes sortes de raisons le droit d’asile; 2)
régularisant massivement les illégaux; 3)
refusant de limiter strictement le regroupement familial. Contrairement au souhait du patronat qui réclame une large
ouverture des frontières en vue de disposer d’une main d’oeuvre à
bon marché et abondante, un pays comme le nôtre, qui compte plusieurs
centaines de milliers de chômeurs peu qualifiés professionnellement
n’a, en principe, pas besoin de travailleurs non qualifiés provenant
de pays lointains. C’est, pour cette raison et parce que nous estimons
que la matière relève du plus haut intérêt national, que nous
refusons que notre pays délègue aux autorités de l’Union européenne
ses responsabilités et son droit de décider en matière
d’immigration. La Belgique veillera cependant à coopérer activement aux
programmes mis au point par l’Union pour surveiller ses frontières
les plus sensibles et agira pour que tous les Etats-membres contribuent
obligatoirement au soutien de ces programmes. Nous augmenterons le personnel administratif et judiciaire et nous
réformerons la procédure de telle manière que les candidats à
l’asile soient fixés sur leur sort en quelques semaines. Dans cette
matière, nous préconisons la mise au point d’accords internationaux
qui organiseraient l’asile et le refuge dans les pays les plus proches
du pays d’origine du demandeur. Enfin, il convient de réserver le
statut d’asile à de vrais réfugiés et de pourchasser une série
d’abus comme celui, constaté assez fréquemment, qui consiste de la part de
pseudo-réfugiés à retourner régulièrement
en vacances dans leurs pays d’origine. Nous
renforcerons les effectifs administratifs et policiers affectés à la
recherche et à l’expulsion des illégaux. Nous
continuerons à nous opposer avec fermeté aux opérations de régularisation. Le
regroupement familial, qui dégénère en immigration de peuplement,
sera strictement réglementé. Compte tenu de l’absence de services
d’état civil dans de nombreux pays, de leur désorganisation dans de
nombreux endroits et de très nombreuses fraudes, nous généraliserons
l’utilisation des tests ADN pour établir les liens familiaux. En
nous inspirant de nombreuses législations étrangères (danoise et
autres), nous imposerons les mêmes tests de connaissance de l’une de
nos trois langues nationales, de nos moeurs et coutumes, que ceux que
nous prévoyons en cas de naturalisation. Nous imposerons également la
production, de la part de la personne accueillante, de garantie de
revenus autres que ceux de soutien social. Des
mesures temporaires de contrôle d’intégration pourront conduire à
l’annulation de la décision d’accueil. Ces
règles s’imposent d’autant plus que l’immigration est poussée
par le PS, parti régulièrement dominant en Belgique francophone, qui y
voit le moyen le plus efficace de renouveler sa clientèle et sa force
électorale. Comme gage de participation au pouvoir, cette immigration
clientéliste et laxiste est acceptée et même prônée par les autres
partis traditionnels, soucieux de plaire à leur partenaire socialiste
et de se partager une partie de ce nouvel électorat quand il
abandonnera le PS. Les
autorités veilleront à dépister, annuler et sanctionner très sévèrement
les mariages blancs. A
Bruxelles et en Wallonie, l’échec de la politique d’intégration
des immigrés est patent. Il a conduit à un communautarisme que les
autorités n’empêchent pas et, récemment, à diverses et nouvelles
revendications comme celle de la reconnaissance et de l’emploi de
l’arabe comme nouvelle langue officielle au même titre que le français,
le néerlandais et l’allemand. Il s’agit d’une déviation
absolument inadmissible que nous réprouvons. Nous
condamnons également une série de pratiques découlant de la charia
comme la conclusion sur notre territoire de contrats de mariages
polygames. Droit
de vote accordé aux résidents étrangers ressortissants de pays hors
Union européenne: nous estimons qu’il convient de revenir sur cette législation. ENSEIGNEMENT ET CULTURE Enseignement
En
Belgique francophone, les principes que nous défendons en matière
d’enseignement s’inscrivent dans le cadre fondamental de la liberté
constitutionnelle du libre choix de l’école par les parents. Celui-ci
impose que les pouvoirs publics, pour que ce choix existe, organisent
leur propre enseignement et subventionnent l’enseignement libre au
sens large. Celui-ci doit être respecté dans ses spécificités. La
faiblesse des résultats de l’enseignement en Communauté française
est patente et établie par des enquêtes internationales. Il s’agit là
d’un des principaux échecs de la politique menée par les partis
traditionnels. En conséquence, les pouvoirs publics arrêteront
d’accabler les écoles et les enseignants de réglementations, de
programmes et de méthodes propres à brider et démotiver les pédagogues
et à encourager l’indiscipline et la paresse intellectuelle dans la
population scolaire. Le contrôle que l’autorité publique doit
exercer sur la pédagogie se limitera à vérifier ses résultats, à
savoir : selon le stade des études, le niveau atteint par les élèves
et les étudiants dans des matières limitées et fondamentales. Il
s’agit là d’un régime de très large liberté pédagogique complètement
différent du système dirigiste actuel. A
l’exemple des pays les plus performants, les élèves bénéficieront
d’un enseignement en tronc commun jusqu’à l’âge de 15 ans et de
manuels scolaires simples et bien conçus. Les
jeunes vivant dans les milieux défavorisés rencontrent de plus grandes
difficultés dans leur scolarité. En conséquence, la Communauté française
a développé un très important programme de discriminations positives
en augmentant les cadres pédagogiques et les moyens matériels mis à
la disposition des établissements d’enseignement situés dans les
quartiers et les zones où résident ces jeunes. Malheureusement, ce
programme ne porte pas les fruits attendus comme d’autres expériences
semblables menées à l’étranger. En conséquence, il convient
de revoir cette politique en prévoyant un système plus contraignant
pour les élèves qui font manifestement preuve de désintérêt et
d’indiscipline. Les
pouvoirs publics soutiendront également les initiatives, associations
et programmes qui visent à aider les jeunes en difficulté dans leur
scolarité, en même temps qu’ils amélioreront très sensiblement les
systèmes actuels de bourses d’études. Nous
accordons la plus haute importance à l’enseignement et à la pratique
du néerlandais et des langues étrangères ; nous développerons très
largement les programmes d’immersion, les stages d’étudiants à
l’étranger et les échanges d’enseignants. Nous adapterons en conséquence
les conditions d’attribution et de reconnaissance des diplômes. Les
autorités s’attacheront à développer et à promouvoir les études
scientifiques et mathématiques en n’hésitant pas à soutenir et récompenser
financièrement les étudiants qui suivront cette voie. En
dehors des programmes d’échanges d’étudiants par définition réciproques
et financés, pour des raisons budgétaires évidentes, il est
impossible d’accueillir un trop grand nombre d’étudiants étrangers
dans nos établissements d’enseignement. Aussi, soutenons-nous nos
autorités quand elles s’appliquent à limiter raisonnablement leur
nombre et s’efforcent de modifier dans ce sens les règles européennes
en la matière. L’usage
de faux diplômes se répand, même au plus haut niveau comme
l’actualité récente le démontre. Dans le cadre des dispositions pénales
qui réprime le faux, nous proposons l’instauration d’une présomption
de dommage moral en faveur des établissements d’enseignement et des
diplômés lésés. Nous
veillerons à mettre un terme à la politisation partisane de divers
programmes et activités scolaires. Culture
En
Communauté française, les beaux-arts, le théâtre, la musique, la
danse, la production cinématographique, la littérature et les musées
sont insuffisamment soutenus en raison du financement d’une foule
d’organismes pseudo-culturels qui sont, en réalité, des officines de
propagande à la dévotion des partis politiques (en premier lieu le
PS), des syndicats et des mutuelles. Ces organisations, consacrées en
fait à l’entretien de structures clientélistes, sont généralement
déguisées en associations culturelles ou de formation permanente. Un
important nettoyage dans ces organisations parasites et la privatisation
de la RTBF (voir Liberté d’expression) entraîneront l’économie de
très importants budgets. Celle-ci permettra aux pouvoirs publics de créer,
d’entretenir et de subventionner dignement les institutions
culturelles de renon et l’enseignement artistique, ainsi
qu’encourager la production cinématographique. Exception
culturelle: consulter dans le chapitre «politique économique» la
section «échanges commerciaux». En
Belgique francophone, en matière de littérature, de théâtre et de
cinéma les pouvoirs publics n’assisteront que les organismes et les
productions de langue française. Ils n’oublieront pas d’encourager
et de subventionner l’enseignement des dialectes wallons et bruxellois
et la vie culturelle qui leur est attachée. Sport
Jeunesse:
les déficiences physiques et sportives des jeunes belges francophones
sont patentes. Dans le but de remédier à cette situation, nous
proposons d’instaurer de vrais programmes de sport à l’école et de
les développer énergiquement. Pour ce faire, nous nous inspirerons du
modèle anglo-saxon et nous rendront obligatoire le passage de certains
brevets, notamment en natation et dans diverses disciplines athlétiques. Sport
professionnel, semi-professionnel et de spectacle commercial : nous
agirons dans le but de faire admettre par les autorités nationales et
européennes, à l’instar de l’exception culturelle, une exception
sportive qui imposera aux équipes-fanions d’aligner au moins 70% de
compétiteurs ayant au moins cinq années de résidence en Wallonie ou
à Bruxelles. Participation
de nos sportifs aux grandes épreuves internationales : les pouvoirs
publics subventionneront la sélection, l’entraînement et les déplacements
de nos athlètes avec une attention particulière pour les branches
sportives les moins soutenues commercialement. Sport
amateur et équipes d’âge: nous invitons les divers pouvoirs publics
à créer, développer et entretenir les installations et équipements nécessaires
et à subventionner largement la formation et l’activité des entraîneurs
et des moniteurs. Les
pouvoirs publics mèneront, sans faiblir, une lutte radicale contre le
dopage, aussi bien chez les professionnels que dans les milieux sportifs
d’amateurs. POLITIQUE ECONOMIQUE Economie,
écologie, énergie Compte
tenu de l’épuisement rapide des énergies fossiles et des matières
premières, ainsi que des graves atteintes au climat causé par le réchauffement
dû à l’effet de serre, dorénavant politiques économique, écologique
et énergétique doivent être intimement liées. Dans
les milieux populistes et nationalistes, comme d’ailleurs dans la
plupart des courants politiques, un certain nombre de scientifiques et
les personnes qui les suivent soutiennent le point de vue selon lequel
le réchauffement de la terre (qu’elles ne contestent pas) n’est pas
causé par la pollution et les gaz à effet de serre, mais relève
d’un cycle climatique tout à fait naturel. D’autres sont d’avis
que la terre ne se réchauffe pas. Ces personnes reconnaissent cependant
la réalité de l’épuisement des ressources énergétiques fossiles
et des matières premières. Ce constat, leur souci de la qualité de
notre environnement et d’indépendance énergétique les amènent à
soutenir la grande majorité des mesures de type économique, écologique
et énergétique prônées dans le présent manifeste. Dans
le régime néo-libéral et libre-échangiste, qui s’est imposé au
cours des dernières décennies et dans le monde entier, les entreprises
privées fonctionnent pour réaliser rapidement un profit maximum. Il
appartient, donc, aux pouvoirs publics de concevoir, d’édicter et de
faire respecter les règlements qui permettront:
Ces
mesures et d’autres, ainsi qu’une modification importante du
comportement de la population, seront cause d’une transformation
industrielle fondamentale et de nouveaux développements économiques,
ainsi que source de très nombreux emplois. L’énergie
nucléaire ne peut en aucun cas être remplacée par de l’énergie
fossile. Les programmes de sortie du nucléaire seront retardés, si nécessaire.
Les recherches et les expérimentations relatives à la fusion nucléaire
seront poursuivies sauf s’il est clairement établi qu’il s’agit
d’une solution énergétique sans pertinence et avenir. En
matière énergétique, les pouvoirs publics veilleront à exercer complètement
leurs responsabilités en soutenant la recherche, en élaborant des
plans stratégiques, en contrôlant les producteurs et les distributeurs
et en leur imposant de justifier leurs pratiques et leurs tarifs. Par
rapport à une situation environnementale qui se dégrade très
rapidement, les objectifs de Kyoto 1 nous paraissent dépassés et
insuffisants. Ce qu’on sait de Kyoto 2 nous semble fort peu ambitieux
et incroyablement laxiste par rapport au formidable supplément de dégradation
qui sera causé par l’irrésistible développement économique et
industriel des pays émergents et en voie de développement. Mettre
cette partie du monde à l’écart de la réglementation écologique
relève du non-sens environnemental et du sabotage écologique. Si
l’idée d’une dette écologique du Nord vis à vis du Sud peut être
défendue, la réalité de la dégradation environnementale de la planète
et la perspective des nouveaux dégâts écologiques, qui seront provoqués
par un développement sans contraintes écologiques des pays du Sud,
n’autorisent pas les pays du Nord à rembourser cette dette en
achetant des permis de polluer. Par contre, nous préconisons le
transfert Nord-Sud de techniques écologiques performantes et le soutien
effectif et puissant à des programmes à la fois économiques et écologiques. D’une
manière générale, à l’organisation de marchés d’échanges de
permis de polluer, nous préférons l’instauration de systèmes
contraignants de normes, de quotas et d’objectifs. Libre
entreprise, concurrence et compétitivité, recherche Nous
nous prononçons pour un régime économique basé principalement sur la
libre entreprise. Il appartient cependant aux pouvoirs publics de
conserver le contrôle sur les fournitures et les activités de service
relatives aux besoins fondamentaux de la personne humaine. Ou bien ils
les réglementeront et y organisant la concurrence, ou bien ils les
assureront eux-mêmes, soit qu’ils les subventionnent, soit qu’ils
les concèdent en imposant un service universel (eau, éducation, énergie,
transport,…). Dans
les secteurs entièrement dédicacés à la libre entreprise, les
pouvoirs publics veilleront à imposer la libre concurrence et à contrôler
strictement son exercice. Nos
entreprises sont handicapées par un coût de main d’oeuvre parmi les
plus élevés du monde (probablement le plus élevé), compte tenu du
niveau extrême des charges fiscales et sociales qui pèsent sur le
travail. Celles-ci doivent être sensiblement réduites et ramenées
dans la moyenne de nos voisins et principaux concurrents. Par
rapport à ces mêmes concurrents, nos entreprises sont également
handicapées par un coût sensiblement plus élevé de l’énergie; les
pouvoirs publics agiront pour que la libéralisation du marché de l’énergie
débouche effectivement sur un coût concurrentiel de celle-ci. Toujours
pour que notre économie renoue avec la plus haute compétitivité, nous
estimons que les pouvoirs publics, spécialement en Wallonie et à
Bruxelles, doivent augmenter très rapidement leurs budgets de recherche
jusqu’à ce que ceux-ci rattrapent en pourcentage le niveau moyen des
pays voisins et celui de nos principaux concurrents. Ils doivent également
pousser les entreprises à financer leurs recherches dans la même
proportion que leurs concurrentes étrangères. De plus, il convient
qu’ils améliorent très sensiblement le statut fiscal des chercheurs,
ainsi que les incitants proposés aux organismes scientifiques et aux
entreprises afin d’accroître les moyens financiers consacrés à la
recherche. Pouvoirs publics et entreprises privées doivent, ensemble,
mettre tout en œuvre pour atteindre rapidement l’objectif
d’investir 3% du PIB dans la R&D. L’accroissement
de la compétitivité de nos entreprises ne passe pas par une pratique
laxiste de distribution des permis de travail. Ceux-ci ne pourront pas déboucher
sur une sorte de droit automatique d’immigration et d’acquisition de
la nationalité belge. Les permis de travail ne pourront être attribués
que dans des professions insuffisamment représentées sur notre marché
de l’emploi. De la même manière, il convient que nos autorités ne
se précipitent pas dans l’ouverture de notre marché à la main
d’oeuvre provenant des nouveaux Etats de l’Union européenne. A
propos du capital Le
capital mondialisé, agité par les jeux et mouvements spéculatifs des
marchés financiers, est devenu extrêmement volatile. Il est de moins
en moins fidèle à l’entreprise. Les exigences de rendement imposées
par les gestionnaires de fonds de pension, de fonds mutuels, de SICAV et
de compagnies d’assurances, désireux de dégager des plus-values
importantes à très court terme, ne correspondent pas au rythme de
l’investissement industriel et du développement commercial. Ce type
de management conduit à des manoeuvres purement capitalistes (OPA,…)
qui sont souvent sans fondement industriel et commercial et qui entraînent
des démembrements d’entreprises complètement irrespectueux du
personnel et des populations. Il convient, donc, que les pouvoirs
publics prennent des mesures permettant une meilleure fixation et
permanence de l’actionnariat dans l’entreprise. Dans ce but, ils
organiseront:
Echanges
commerciaux Nous
prônons un système international d’échanges commerciaux aisés et réciproques.
Pour nous, ce régime doit être soumis à trois limitations majeures,
à savoir : les exceptions culturelle, écologique et sociale. Par
exception culturelle, il convient de reconnaître aux pouvoirs publics
le droit de défendre l’identité de leurs populations en avantageant
les productions artistiques, littéraires et médiatiques intérieures
et même en contingentant et surtaxant les productions étrangères. Par
exception écologique, il faut entendre le droit pour les pouvoirs
publics (nationaux et supranationaux, selon…) d’interdire, de
contingenter ou de surtaxer les produits étrangers fabriqués sans
tenir compte de normes environnementales équivalentes à celles qui
sont imposées aux industriels locaux. En effet, nous déplorons que les
pays émergents et en voie de développement soient, complètement ou très
largement, exonérés du respect dû aux normes et critères
environnementaux. Dans
un souci de sauvegarde de la santé et des conditions de vie des
populations, il convient que les erreurs écologiques commises par les
pays développés ne soient pas reproduites et que les pays émergeants
et en voie de développement s’engagent immédiatement, avec l’aide
des pays développés, dans la voie radicale du développement durable. Par
exception sociale, il est important de reconnaître aux pouvoirs publics
le droit d’interdire ou de surtaxer les services et marchandises
importés et produits au moyen de main d’oeuvre notoirement exploitées,
ainsi les enfants, les travailleurs-esclaves,… Les
Etats, membres de l’Union européenne, mettront en oeuvre les trois
exceptions ci-dessus au moyen des administrations douanières agissant
aux frontières de l’Union et sur leurs territoires. De la même façon,
ils s’efforceront de lutter contre le dumping et diverses agressions
commerciales extracommunautaires irrégulières. Exception
de sécurité alimentaire: voir «agriculture, sylviculture, pêche». Enfin,
nous considérons que les pays en voie de développement peuvent bénéficier
d’avantages commerciaux et procéder à des échanges privilégiés
avec des pays riches leur permettant de développer en sécurité leurs
productions (il ne s’agit, donc, pas de simple transit commercial) et
d’affermir leur économie. A
propos de la monnaie Une
banque centrale ne peut pas limiter sa politique au seul objectif
prioritaire de la maîtrise de l’inflation. Elle doit pouvoir, quand
c’est nécessaire, entendre le pouvoir politique et assouplir sa
politique anti-inflation pour arrêter des mesures plus propices à la
relance de l’activité économique et finalement de l’emploi. Agriculture,
sylviculture, pêche Les
produits agricoles de première nécessité ne peuvent pas être traités
comme des biens marchands ordinaires. Leur production et leur
commercialisation doivent être, pour bonne partie, réglementées et
orientées par les pouvoirs publics en vue d’assurer le mieux possible
l’autonomie (sécurité) alimentaire des populations. Ce principe est
applicable dans toutes les parties du monde. Il s’agit d’une
exception (exception de sécurité alimentaire) de première importance
à l’objectif de libre-échange absolu prôné par l’OMC. En
contrepartie des obligations imposées aux agriculteurs, les pouvoirs
publics s’organiseront pour soutenir leurs revenus. Ils veilleront également
à encourager les exploitations familiales et à faire en sorte que la
vie rurale soit florissante et bien desservie en matière de services
publics. De
la même manière, les autorités devront rémunérer les agriculteurs
pour les tâches, de plus en plus nombreuses et importantes, qui leur
seront imposées dans le cadre du développement et de l’entretien des
écosystèmes. Scientifiques,
autorités et agriculteurs devront continuer à agir de concert en vue
de protéger la biodiversité, de diversifier les cultures, de diminuer
le recours aux engrais et d’améliorer le stockage et le traitement
des effluents provenant des élevages intensifs. Il
appartient également aux autorités, compte tenu de leurs responsabilités
en matière de sécurité alimentaire, de politique énergétique et
d’économie de matières premières, d’arbitrer entre les activités
agricoles consacrées, d’une part, à la production de nourriture et,
d’autre part, aux cultures énergétiques et à la production d’éléments
de construction. Sylviculture
: les pouvoirs publics s’attacheront à promouvoir la diversification
des essences en vue de rendre la forêt moins vulnérable aux événements
extrêmes (tempêtes, attaques parasitaires, sécheresse,…) et à
orienter la production de bois vers le secteur de la construction. Les
produits des pêches maritimes et intérieures et de la pisciculture
sont également appelés à participer aux programmes de sécurité
alimentaire. En conséquence, les pouvoirs publics n’hésiteront pas
à réglementer la pêche et à soutenir le secteur. Pour préserver et
reconstituer les réserves, les autorités nationales et internationales
devront, aussi bien dans les eaux territoriales qu’en haute mer, réglementer
les prises, avec l’aide des canonnières si nécessaire. Les contrôles
de pêche doivent porter non seulement sur les navires-usines et les
grosses unités, mais également sur les embarcations modestes et les
instruments et moyens utilisés pour la pêche clandestine. Finances
et fonction publique Les
pouvoirs publics veilleront à présenter et exécuter des budgets en équilibre
en s’abstenant, pour maintenir cet équilibre, de recourir à des opérations
« one shoot » importantes. Ils
s’efforceront de réduire drastiquement leurs dettes et de constituer
des réserves en vue de faire face à des déséquilibres prévisibles
et attendus(vieillissement, …). En
Région wallonne, l’emploi public est incroyablement élevé. Or, les
pouvoirs publics n’ont pas comme fonction de créer de l’emploi,
mais bien d’organiser un contexte favorable à son développement. On
veillera, donc, à y réduire l’emploi public. On procédera
progressivement, au fur et à mesure des départs à la retraite des
agents, de manière à diminuer les dépenses administratives et
permettre aux pouvoirs publics de développer leurs investissements,
sources de croissance et d’activité, et leurs programmes économiques
et divers. On
réorganisera des administrations moins nombreuses, mais disposant
d’agents plus motivés parce que dépolitisés, responsabilisés, évalués
et bénéficiant de rémunérations plus élevées. SANTE, SECURITE SOCIALE , LUTTE CONTRE LA PAUVRETE Santé
publique Face
à la progression d’épidémies venant de pays étrangers et à la
reprise de maladies anciennes causées par l’augmentation de la
pauvreté, les pouvoirs publics se doivent de renforcer leurs programmes
de dépistage et de soins, tout particulièrement concernant le SIDA. Les
personnes admises sur notre territoire dans le cadre du permis de
travail, des demandes d’asile et du regroupement familial seront
soumises à des examens médicaux approfondis. Santé
et éthique: nous nous prononçons pour un strict respect de la vie
humaine. A ce titre, tout en n’imposant pas à nos parlementaires une
discipline de vote qui irait à l’encontre de leurs conscience et
conviction, nous estimons qu’en matière:
Nous
refusons que, dans les hôpitaux publics ou subventionnés, les
effectifs des médecins et des infirmiers, spécialement en ce qui
concerne les services de garde, soient augmentés pour satisfaire à des
exigences religieuses ou culturelles de séparation des sexes. Nous
considérons également que les opérations de réfection des hymens ne
peuvent pas être assimilées à des actes de soin. Dans le même
esprit, nous estimons que la délivrance par un médecin d’un
certificat de virginité revient à commettre une faute. Celle-ci, que
nous souhaitons pénaliser, consiste à participer à une coutume
machiste qui humilie la femme et qui encourage sa soumission. De la même
manière, nous dénonçons la passivité des autorités
à décourager et réprimer certaines coutumes de groupes culturels,
ethniques ou tribaux, ainsi la pratique de l’excision. Economie
et sécurité sociale L’efficacité
et la qualité des divers régimes de la sécurité sociale dépendent
directement des performances de l’économie (cotisations sociales des
employeurs et travailleurs,…), ainsi que du bon état des finances
publiques. Actuellement,
le financement de la sécurité sociale pèse essentiellement sur le
travail avec d’importantes conséquences sur l’emploi. Les pouvoirs
publics se doivent de diminuer cette charge quitte, si nécessaire, à
compenser cette diminution au moyen de recettes fiscales provenant
d’autres secteurs. Retraites Le
vieillissement de la population est une réalité indéniable. Celle-ci
doit être prise en compte sur les plans politique et économique. Il
est devenu inévitable de retarder l’âge de la retraite, mais en
tenant compte du caractère pénible de certaines activités
professionnelles. Heureusement les progrès de la santé des seniors
permettent qu’il en soit ainsi. Le
montant des retraites légales (premier pilier) ne pourra atteindre un
niveau décent, c’est à dire sensiblement plus élevé
qu’aujourd’hui, que si les actifs sont assez nombreux pour soutenir
les personnes âgées. En même temps qu’ils préserveront et amélioreront
le régime légal, les pouvoirs publics encourageront les employeurs et
les travailleurs à s’organiser et à épargner en groupe (deuxième
pilier). Ils favoriseront l’épargne individuelle en vue de la
retraite (troisième pilier). En
ce qui concerne le premier pilier, nous proposons de mettre à l’étude
un régime de pension nationale identique pour tous à mettre en place
progressivement tout en respectant les droits actuellement acquis. Maladie-invalidité,
assistance personnalisée et assurance dépendance L’amélioration
du régime actuel doit porter sur le développement des contrôles et
des soins préventifs, l’aide aux malades souffrant d’affections
chroniques et coûteuses à soigner, ainsi que le soutien médical des
personnes les plus défavorisées. Pour
améliorer le soutien aux personnes gravement handicapées, nous
instaurerons le budget d’assistance personnalisée. Ce système
permettra de personnaliser l’assistance dont les usagers disposent en
fonction de leurs besoins individuels, de leurs capacités, des
circonstances de la vie et de leurs aspirations. Pour
mieux soutenir les personnes âgées, nous prônons l’instauration, en
Wallonie et à Bruxelles, d’une assurance dépendance. En
vue de dépolitiser l’institution mutuelliste et de réaliser
d’importantes économies de frais d’administration, nous proposons
de mettre à l’étude un programme de regroupement des organismes
existants. Chômage Elimination
des pièges à l’emploi : la faible différence entre l’indemnité
de chômage et la rémunération minimale, le fait que travailler se révèle
souvent plus coûteux que chômer entraînent des refus très fréquents
d’acceptation d’emploi. Les pouvoirs publics doivent corriger énergiquement
cette situation en utilisant tous les moyens dont ils disposent
(fiscalité, cotisations sociales, politique de mobilité, encouragement
à travailler en région flamande,…). Le
principal moyen d’éradiquer le chômage, spécialement celui des
jeunes, est de développer la formation professionnelle, malheureusement
très insuffisante et souvent inadaptée en Wallonie et à Bruxelles.
Pour nous, il s’agit d’une priorité politique absolue. Les
chômeurs qui refusent ou abandonnent systématiquement des emplois et
qui n’acceptent aucune reconversion ou formation professionnelles ne
peuvent pas être mis sur le même pied que les chômeurs qui sont
actifs dans la recherche d’un emploi et engagés dans des programmes
de reconversion ou de formation professionnelle. De la même manière,
ces chômeurs ne peuvent pas être traités comme les personnes qui, par
suite de divers accidents de la vie, bénéficient d’un régime
d’assistance. C’est pourquoi, les pouvoirs publics créeront, en
prolongement des sanctions d’interruption des indemnités de chômage
et sous le contrôle des tribunaux du travail, un régime de minimum
social applicable aux réfractaires à l’emploi. Lutte
contre la pauvreté Nous
n’arrêtons pas de dénoncer l’inquiétante progression de la
pauvreté dans notre pays, spécialement en Wallonie et à Bruxelles.
Les pouvoirs publics veilleront à augmenter sensiblement et à adapter
les prestations d’assistance et les indemnisations sociales les moins
élevées, spécialement les retraites les plus faibles. De plus, et
complémentairement à la politique de formation professionnelle évoquée
ci-dessus, ils devront développer d’importants programmes d’alphabétisation
et d’apprentissage de la langue française comme indiqué en divers
endroits du présent manifeste. Assistance:
nous proposons de réorganiser le règlement du minimum d’intégration
sociale de telle manière que les services sociaux des CPAS puissent
verser eux-mêmes les loyers et d’autres prestations (études,…) ou
attribuer des chèques spécifiques. L’EUROPE ET LE RESTE DU MONDE Europe Les
frontières de l’Union européenne doivent se limiter au tracé du
Vieux Continent et à celles des territoires situés hors d’Europe des
Etats-membres dont la population réside majoritairement en Europe.
Clairement: nous estimons que la Russie est en droit de solliciter son
adhésion à l’Union et que la Turquie doit rester en dehors de
l’Union. L’Union
européenne doit rester la structure politique dans laquelle
s’organise la coopération entre Etats souverains, aux moyens
d’institutions communes, sur des matières mises en commun par le
biais de traités soumis obligatoirement à des referendums nationaux.
Les Etats-membres doivent pouvoir se retirer de l’Union européenne. Au-delà
des développements commerciaux intra-européens, la réglementation
commune et la gestion par les institutions européennes doivent viser à
l’amélioration effective des conditions de vie de la population, ce
qui implique de refuser les priorités actuelles des dirigeants
ultra-libéraux européens qui sont principalement soucieux de libre-échange
et de concurrence sans préoccupation sociale et qui restent sans réaction
efficace face à des échanges mondialisés, sauvages et sans contrôle
éthique, social et écologique. En
ce qui concerne les budgets de l’Union, nous exigeons : la
suppression, au plus tôt, de la correction avantageuse en faveur de la
Grande Bretagne ; un contrôle très strict de l’utilisation des
subventions et de leur acheminement jusqu’à leurs destinataires; la
purgation du budget des dépenses administratives inutiles ou trop onéreuses
et des frais de propagande intra-européens en faveur des institutions
et des responsables de l’Union elle-même. Nous
exigeons également une réglementation plus stricte du lobbying qui
entoure les institutions européennes. Hors d’Europe Le
premier objectif d’une bonne politique étrangère est de favoriser la
paix et la sécurité partout dans le monde, avec une attention spéciale
pour les pays voisins. Dans
les relations internationales, nous prônons le respect de l’identité
de chacun de nos interlocuteurs et tenons à nous comporter, vis à vis
d’eux, sans complexe pénitentiel et sentiment débiteur par rapport
au passé. Le
deuxième objectif de notre diplomatie est la défense de nos intérêts
nationaux, régionaux et communautaires, lesquels, compte tenu de la
structure institutionnelle du pays, imposent un haut niveau de
concertation entre les divers responsables de relations extérieures. Engagements
militaires belges à l’étranger : ceux-ci doivent être complètement
réexaminés en considérant que les moyens en personnels et budgets
consacrés à la force publique doivent être prioritairement affectés
au rétablissement de la sécurité de nos
compatriotes. Avant de s’efforcer d’imposer le droit à l’étranger,
il convient d’éradiquer les zones de
non-droit qui se développent en Belgique. Aide
au développement Dans un esprit de relations fraternelles entre peuples et en vue de
fixer et de développer les populations sur les terres qu’elles
occupent, les pouvoirs publics des pays riches augmenteront très
sensiblement les fonds et moyens qu’ils consacrent à l’aide au développement.
Ils s’efforceront d’atteindre très rapidement un niveau minimal
d’aide équivalent à 1,5% de leur PIB. Ils veilleront à ne pas
saupoudrer leur assistance et à prendre les mesures nécessaires pour
que les fonds de l’aide ne soient pas détournés au profit de
dirigeants corrompus. Les coopérants seront des cadres, des conseillers et des
techniciens formés et expérimentés. On évitera de recourir à des
gadgets du type service civil volontaire ouvert à toutes les bonnes
volontés et aux amateurs de dépaysement. Les pays soucieux d’aide au développement doivent s’abstenir
de piller les faibles réserves de cadres techniques disponibles dans le
tiers-monde et veiller scrupuleusement au retour effectif des futurs
cadres de ces pays qui sont formés chez eux au titre de l’aide au développement. DIVERS Politique
du logement Jusqu’il
y a peu d’années, la Wallonie et Bruxelles disposaient d’un parc
immobilier, ancien mais suffisant. Le prix d’achat des immeubles et le
coût des loyers étaient moins élevés que dans les pays voisins.
Aujourd’hui, nous vivons une grave crise du logement. Cette situation
est le résultat de la pression immobilière causée par une importante
immigration de peuplement incontrôlée, par de nombreuses années
d’inactivité des pouvoirs publics en matière de logements sociaux
et, dans la région bruxelloise, par l’installation d’un grand
nombre de fonctionnaires européens et de cadres internationaux. Cette
crise se développe dans un environnement de chômage endémique très
important. Logement
social: les Régions wallonne et bruxelloise tentent de résorber leur
retard en matière de création de logements. Elles s’efforcent également
d’assainir et de moderniser le parc existant. Ces efforts ne sont
malheureusement pas à la hauteur des nécessités. Il convient, donc,
de les amplifier, notamment en recourrant au partenariat public-privé
et en privilégiant des implantations par petits groupes de logements
dans des cadres de mixité sociale. A
sein des logements, il est de la plus haute importance de ramener une
meilleure qualité de vie en: 1) rétablissant prioritairement la sécurité dans les grands ensemble; 2)
imposant aux occupants le respect d’une charte par laquelle ils
promettent, sous peine de sanction (jusqu’à l’expulsion), de se
comporter tranquillement, conformément à nos us et coutumes. En
matière d’attribution des logements sociaux, la nouvelle réglementation
de la Région bruxelloise n’a pas diminué la pratique clientéliste
des partis traditionnels. Quant aux nouvelles règles récemment
d’application en Wallonie, nous considérons qu’il est encore trop tôt
pour nous prononcer sur leur efficacité par rapport au but
d’attribution objective poursuivi. De toute manière, nous considérons
que les logements sociaux doivent être prioritairement attribués aux
personnes les plus défavorisées, ce qui est loin d’être le cas
actuellement en Wallonie et à Bruxelles. Rapports
entre propriétaires et locataires: aujourd’hui, proposer une maison
ou un appartement en location relève de l’aventure pure et simple, spécialement
dans le cas des petits propriétaires. Nous considérons qu’il
convient de revoir plusieurs réglementations en la matière, notamment
celles qui imposent aux propriétaires de payer certaines dettes de
locataires défaillants. Adaptation
des logements privés aux contraintes énergétiques et
environnementales : nous soutenons les réglementations récentes
concernant les performances énergétiques des nouvelles constructions.
Nous estimons même qu’il convient de les renforcer. A cet effet, les
pouvoirs publics se doivent d’étudier et de mettre en oeuvre leur
meilleure ingénierie fiscale et financière au bénéfice des propriétaires
et des locataires. Enfin, nous ne pourrons pas nous dispenser
d’améliorer très sensiblement les performances énergétiques des
constructions existantes, ce qui suppose que
les pouvoirs publics, au-delà des moyens
actuellement disponibles, étudient et mettent en oeuvre un vaste plan
de normes et de soutien aux améliorations
et transformations. Bien-être
animal Nous attachons beaucoup d’importance au bon traitement des
animaux, aussi bien dans le cadre de l’élevage et du commerce que
dans celui des animaux de compagnie et celui de l’expérimentation en
laboratoire. Sur ce dernier point, nous estimons qu’il y a lieu de la
remplacer, partout où c’est possible, par des techniques
alternatives. Aux difficultés bien connues dans le domaine de la protection
animale, s’ajoute aujourd’hui le développement incontrôlé de
l’abattage rituel. Il s’agit d’une pratique barbare et, bien
souvent, anti-sanitaire qui doit être absolument éliminée. Dans tous les domaines de la protection animale, la législation
doit être renforcée et développée dans un Code du Bien-être animal,
construit autour d’un délit de maltraitance portant des sanctions
plus dissuasives que celles qui existent actuellement. L’application de la législation doit être strictement contrôlée
sans considérations électoralistes (éleveurs, transporteurs, fidèles
musulmans,…). Races de chiens réputés dangereux: pour que les propriétaires de
chiens s’y retrouvent, nous proposons l’adoption de mesures de sécurité
au niveau national, ainsi que l’instauration d’un brevet spécial,
obligatoire et préalable à la détention de ces chiens. Repos
hebdomadaire Nous assistons à un élargissement incontrôlé des heures
d’ouverture des commerces, notamment la prolifération d’établissements
ouverts 24 heures sur 24 et l’augmentation des ouvertures le dimanche.
Nous estimons qu’il est urgent d’arrêter la progression de ce
mouvement et de mettre bon ordre dans la pratique actuelle qui se développe
largement au-delà des lois et règlements. Il convient d’en revenir
à un strict respect de la journée de repos hebdomadaire. Celle-ci
doit, le plus possible, s’aligner sur le repos dominical afin de ménager
pour un maximum de personnes l’occasion de se retrouver en famille et
de participer, socialement et amicalement, à des activités
culturelles, religieuses, sportives, touristiques,… Madame, Mademoiselle, Monsieur, Au
cours de votre lecture, vous aurez constaté qu’un certain nombre de
nos positions et propositions sont radicales. Sachez, cependant, qu’il
n’en est aucune qui ne soit pas mise en oeuvre dans l’un ou
l’autre pays hautement démocratique. Nous
vous remercions pour l’attention que vous nous avez prêtée. Nous restons à votre disposition pour les éclaircissements
complémentaires, échanges de vues ou débats que vous souhaiteriez. Le
Bureau politique Affiché sur le site www., le 3 avril 2008.
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