Hommage à Charles PIRE

 

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Au sujet de l'engagement politique de Charles, nous empruntons temporairement son contenu à sa page Wikipedia en attendant de pouvoir développer le sujet plus longuement.

"Charles Pire, docteur en droit, employé puis courtier en assurances, est président de l'arrondissement de Huy du Parti social-chrétien de 1978 à 1991 puis de 1999 à 2001, ainsi que de la section du PSC de Villers-le-Bouillet. Il est député wallon du Front National de juin 2004 à juin 2009.

Le 29 juin 2004, il prête serment en allemand au Parlement wallon afin de permettre à son suppléant Marc Levaux de siéger au Parlement de la Communauté française tandis que lui-même continuerait à siéger au Parlement wallon et, avec voix consultative, au Parlement de la Communauté germanophone de Belgique. La commission de vérification des pouvoirs de l'assemblée communautaire francophone refuse la manœuvre et "propose que le parlement refuse la validation, tant de M. Pire que de son suppléant", arguant qu'il a déménagé après les élections en région de langue allemande3,4. Le 8 juillet, le FN signale que Pire va démissionner et laisser sa place dans les deux assemblées à son suppléant, l'avocat Marc Levaux. Ce dernier, déjà condamné en 2000 pour outrages et propos racistes tenus au conseil communal de Verviers5, est à l'époque poursuivi dans un dossier de traite d'êtres humains à Liège et dans le cadre d'un dossier de commerce et recel d'armes de guerre volées6. En fin de compte, Pire siège quand même au Parlement wallon jusqu'à la fin de la législature.À cause de cette prestation en langue allemande le FN sera lourdement sanctionné en perdant la présence d'un groupe au Parlement de la Communauté française. Une perte énorme avec privation d'une dotation importante et de ressources humaines. C'est de ce moment que Charles Pire entre en conflit avec le président du FN. Durant la madature 2004-2009 l'avocat Marc Levaux a été son attaché parlementaire.Dans son opposition au président du FN Charles Pire crée une nouveau parti "Force Nationale" avec l'ex député Juan Lemmens dont l'existence sera éphémère! (voir le Moniteur Belge)

En septembre 2007, suite à l'éviction de Daniel Féret de la tête du FN de Belgique, consécutive aux querelles internes du parti et aux procédures judiciaires impliquant Féret, Charles Pire, qui fut épaulé par Féret avant de le combattre, est désigné secrétaire politique de ce parti7.

En avril 2011, Charles Pire devient président faisant fonction du FN en remplacement de Patrick Cocriamont, suite à un vote du Bureau politique dénoncé par ce dernier comme étant irrégulier, les deux clans se proclament chacun représentant légitime du FN belge2.

Lors de l'Assemblée générale du FN qui a eu lieu à Jumet8 - alors qu'elle devait initialement se tenir à Courcelles mais a fait l'objet d'un arrêté d'interdiction du bourgmestre socialiste Axel Soeur9 -, Charles Pire a vu son élection comme président du FN confirmée par un vote des membres. Cette assemblée générale est considérée comme illégale par de nombreux membres et élus qui n'ont pas été convoqués, le quorum précaire n'étant atteint que par la présence de membres du Mouvement Nation. Depuis Charles Pire a accentué sa collaboration avec le Mouvement Nation envers lequel il est plus que débiteur.Dans le bureau politique du FN réunifié qu'il préside figure plusieurs membres influents de Nation."

NDLR:

La volonté de Charles, dès le début a toujours été de rendre le FN "fréquentable" ou politiquement correct. A ce titre, on ne peut pas lui reprocher d'être raciste ni d'avoir des sympathies pro-nazies ou antisémites.

Nous nous permettons de reproduire intégralement un article du site  www.resistances.be, cernant assez bien son action: 

INFO EXCLUSIVE du web-journal RésistanceS.be http://www.resistances.be/fninterdit.html


Le Front national belge est interdit !


Depuis 1985, il existait en Belgique un Front national local. Il était soutenu par le FN français. En recherche de dédiabolisation et de partenaires étrangers irréprochables, son actuelle présidente, Marine Le Pen, vient d’interdire à tous ses partisans belges d’utiliser le nom, les initiales et l’emblème de son parti. En cas de refus : les poursuites judiciaires déjà entamées contre certains frontistes belges devraient se multiplier. L’histoire du FN prend fin dans notre pays.

Comme l’avait déjà annoncé en exclusivité RésistanceS.be, le web-journal de l’Observatoire belge de l’extrême droite, c’est désormais fait. : l’ensemble des quatre FN actifs dans notre pays viennent d’être informés, avec confirmation écrite à la clé, de la rupture nette et définitive faite par Marine Le Pen, la présidente du Front national français, avec ses partisans autoproclamés en Belgique. C’est au cours d’une réunion qui s’est déroulée à Liège, hier soir, au cabinet de l’avocat belge de la dirigeante du parti d’extrême droite français que les lepénistes belges furent mis au courant de cette décision. Un retournement de situation qui leur sera fatal. Plusieurs dirigeants du Front national «réunifié», que présidait l’ancien député régional frontiste Charles Pire jusqu’à son décès survenu le 10 janvier dernier, avaient fait le déplacement jusqu’à Liège pour prendre connaissance de la notification écrite de Marine Le Pen à leur encontre.

Sans aucune subvention financière publique depuis leur défaite aux élections législatives de 2010, les frontistes nationaux belges misaient – renforcés par des sondages favorables et l’actuel «effet mariniste» à l’occasion de l’élection présidentielle française - sur une «renaissance électorale» aux prochaines élections communales.


Une semaine, pas plus
Il est désormais interdit aux FN belges d’utiliser le nom «Front national», ses initiales et son emblème (la flamme tricolore). L’avocat de M. Le Pen leur a donné une semaine pour qu’ils fassent totalement disparaître, notamment, de leurs sites Internet, de leurs blogs et de leurs pages Facebook toutes les références au FN français. En cas de refus, les protagonistes sont menacés d’actions judiciaires.

L’ensemble des responsables du Front national «réunifié» présents à la réunion convoquée par l’avocat de Marine Le Pen, après avoir tenté de vagues protestations et affirmé leurs fidélités au lepénisme, durent accepter cette décision d’interdiction. Ils vont donc en principe, dans les jours qui viennent, dissoudre leur formation politique et supprimer toutes ses références sur le Net.


Rupture de convention
Le FN «réunifié» avait signé, le 28 février 2011, une convention avec Marine Le Pen et le FN français. Dans cette convention, il était stipulé que ces derniers confiaient «à Charles Pire, Président f.f. du Front National (Belgique), l’usage des nom, sigle (FN) et flamme (noire - jaune - rouge) du Front National à charge pour lui de développer le parti en Belgique francophone». Une seconde convention fut signée, le 4 avril de la même année, pour une durée d’un an. Elle confirmait la cession d'usage du sigle FN, du nom «Front national» et de la flamme noir, jaune, rouge, à Charles Pire, en sa qualité de président du FN belge reconnu comme tel par les Français.

La présidente frontiste le considérant comme une personne respectable sans liens extrémistes, racistes et antisémites. La même convention mentionnait également que Marine Le Pen se réservait le droit de mettre fin à tout moment et sans préavis ni motif à invoquer, à ladite cession d'usage.

Régulièrement informée de la présence au sein du FN «réunifié» de personnes se revendiquant ouvertement de l’extrême droite radicale (), Marine Le Pen a pris la décision de mettre fin à la convention la liant à ses partisans belges.


Pas concernés ?
L’interdiction d’utiliser en Belgique les références du parti français concerne aussi les trois autres FN. Plusieurs plaintes ont d’ailleurs été déposées en se sens par le FN d’outre-Quiévrain. Le 31 janvier prochain s’ouvrira un procès intenté contre le Front national présidé par l’ancien député frontiste Patrick Cocriamont (de 2004 à 2010). Le 2 février, la cour d’Appel de Liège réouvrira le procès, gagné en première instance, contre le FN «canal historique», conduit par le conseiller communal Salvatore Nicotra.

Informé de la rupture officielle des liens des Français avec les frontistes belges et espérant éviter une condamnation, Patrick Cocriamont devrait prendre la décision de dissoudre son parti. Il poursuivra néanmoins le «combat nationaliste» sous l’appellation du parti «Démocratie nationale», fondé préventivement en avril dernier sous la forme d’une ASBL. Le FN «canal historique» espère que la cour d’Appel de Liège lui donne raison. Et d’ici là continuera à agir sous le même nom et avec «sa» flamme tricolore, légèrement transformée par rapport à celle des frontistes français. De son côté, l’ancien député régional wallon FN Charles Petitjean, dirigeant de la Fédération des nationalistes wallons (FNW) qu’il présente parfois sous le nom de « FN Wallonie» mais n’utilise pas l’emblème frontiste (lui préférant le coq wallon), il ne se sent pas concerné par la décision de Marine Le Pen. Petitjean devrait lui aussi continuer à agir comme auparavant et poursuivre la préparation des élections communales d’octobre.

Coup d’arrêt au lepénisme belge
Par sa décision prise aujourd’hui et les procès possibles qu’elle pourrait enclencher contre les derniers irréductibles du frontisme national à la belge, Marine Le Pen vient de mettre fin à l’histoire du Front national en Belgique, sous cette nomination. Ce parti avait été fondé en 1985 à Bruxelles, par le docteur Daniel Féret, dans l’objectif notamment de «favoriser la diffusion des thèses, opinions et publications du parti politique français Front national et ce particulièrement auprès des citoyens français résidant en Belgique».

Les derniers espoirs des quatre clans rivaux qui le composaient viennent de sombrer. L’intégration des anciens frontistes «réunifiés» dans les rangs du mouvement Nation, leur partenaire politique, et le dépôt avec lui de listes électorales n’est pas un gage de réussite : toutes les tentatives de Nation de se présenter aux élections se sont conclues par des «Waterloo électoraux». La mise sur orbite de nouvelles formations d’extrême droite, avec des appellations encore inconnues du grand public, sans réserves financières et une désertion à prévoir dans les rangs de la (petite) base militante de l’extrême droite francophone, ne leur permettra pas non plus d’avoir des élus communaux en octobre prochain.

Leur survie est donc sérieusement mise en péril. Comme l’histoire récente politique de notre pays nous l’enseigne, toutes les tentatives de se présenter sur le terrain et en concurrence directe avec le Front national ont été vouées à l’échec. Seul, le mouvement Wallonie d’abord, issu d’une dissidence frontiste et actuellement fort d’un élu communal et de deux conseillers provinciaux, pourrait survivre politiquement. Grâce à un attrait régionaliste wallon qui s’est manifesté aux dernières élections, plutôt qu’à une référence au lepénisme. 

La recette des succès électoraux successifs du FN dans notre pays était due à l’assimilation faite, par un électorat protestataire, avec le Front national des Le Pen, père et fille. C’est aujourd’hui cette dernière qui a mis un coup d’arrêt à cet état de fait, par l’interdiction du FN en Belgique.

Manuel ABRAMOWICZ 

Note de la rédaction
Nous acceptons volontiers que nos informations soient reproduites. Nous souhaitons cependant que vous en citiez la source, en indiquant clairement qu'elles proviennent de ResistanceS.be, l'Observatoire belge de l'extrême droite. 

© RésistanceS.be – web-journal de l'Observatoire belge de l'extrême droite – www.resistances.be – info@resistances.be – Article mis en ligne le 19 janvier 2012.